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Démantèlement d’un réseau de machines à sous clandestines en France

Yannick Martial 3 juillet 2020 - 17:50:44
démantèlement d’un réseau de machines à sous clandestines en France

A l’heure où les casinos terrestres reprennent peu à peu leur activité, une arrestation a fait grand bruit cette semaine en France. La police du SCCJ (Service Central des Courses et Jeux) vient de mettre en examen quatorze personnes d’origine kurde et turque suspectés d’avoir installé de nombreuses machines à sous clandestines dans l’Oise et en Ile-de-France.

Un réseau clandestin percé au grand jour

Cela faisait maintenant plusieurs mois qu’un potentiel réseau de jeux clandestins était surveillé de près par les enquêteurs du SCCJ. Dès l’automne dernier, les premières rumeurs concernant les agissements d’une organisation criminelle turco-kurde avaient vu le jour.

Au cours des trois dernières années, ce réseau a progressivement introduit des machines à sous dans des bars modestes, des salons de coiffure, des bars à chicha et des salons thé, essentiellement dans l’Oise et en Ile-de-France.

Dans la plupart des cas, ce réseau contraignait par la force les petits commerçants à héberger leurs machines à sous clandestines. Grâce à la coopération de la police judiciaire de Rouen, de Versailles et de Lille, le SCCJ a finalement pu interpeller une trentaine de personnes âgées de 24 à 57 ans et dont 14 d’entre eux ont ensuite été mis en examen. Ces individus sont déjà connus des forces de police pour des escroqueries et des faits de violence.

Une enquête qui ne fait que commencer

"Le réseau récupérait en moyenne 1 million d’euros par an grâce à ses machines à sous clandestines."

On en sait désormais un peu plus sur le mode opératoire de ce réseau suite aux investigations de la police. Le chef achetait les machines à sous depuis l’étranger ou recyclait celles qu’il trouvait avant de sommer ses lieutenants de les implanter dans les commerces sélectionnés. Les criminels faisaient alors pression sur les commerçants par la violence ou avec un chantage financier. Ceux-ci touchaient néanmoins la moitié des gains perçus sur chaque machine.

Le réseau récupérait en moyenne 1 million d’euros par an grâce à ses machines à sous clandestines. Pour le moment, 80 commerces ont été perquisitionnés et la police a déjà retrouvé 80 000 euros en espèces. Affaire à suivre…

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